D’où provient l’eau que nous consommons ?

    Prélèvement, traitement, distribution, découvrez les informations essentielles sur l'eau potable en Maine-et-Loire.

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      Origine des eaux

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      Sites de prélévement en Anjou permettent de fournir la consommation humaine

      L’alimentation en eau potable du département de Maine-et-Loire est assurée à la fois par des eaux souterraines et des eaux superficielles :

      • ressources en eau superficielle (ESU) : 9 sites de pompage, dont 1 sur la Loire (Ponts-de-Cé), 1 sur la Mayenne (Le Lion d'Angers), 2 sur la Sarthe (Morannes et Chateauneuf-sur-Sarthe), 2 sur le Loir (Durtal et Seiches-sur-Loir), 1 sur la Moine (barrage de Ribou à Cholet), 1 sur la Sèvre Nantaise (barrage du Longeron) et 1 sur l'Oudon (Segré).
      • ressources en eau souterraine (ESO et ENA) : 32 sites dont 12 sites de pompage dans les alluvions et 20 sites de captage dans les différents aquifères présentés dans la page consacré aux eaux souterraines. 

      Quatre nouveaux ouvrages ont été réalisés en 2017 qui sollicitent les eaux souterraines :

      • trois à Saumur en secours dans le cénomanien
      • un à Champtoceaux sur le site du champ captant actuel

      À ces sites s'ajoutent les apports en provenance de départements voisins.

      Le saviez-vous ?

      Afin de protéger la qualité de nos ressources en eau potable et prévenir les contaminations ponctuelles ou accidentelles par des substances polluantes, des périmètres de protection des captages en eau sont mis en places.

      En savoir plus

      Eau souterraine et eau de surface

      En France, les eaux d’origine souterraine fournissent 60% de l’eau potable et les eaux superficielles 40%. La situation est similaire en Maine-et-Loire depuis 2005.

      Qualité des eaux avant traitement

      La production d’eau destinée à la consommation humaine à partir d’une ressource qu’elle soit souterraine ou superficielle exige de faire appel à des ressources respectant des limites de qualité fixées par l’arrêté du 11 janvier 2007.
      Pour les nitrates, la limite de qualité est fixée à 50 mg/l pour les eaux superficielles et 100 mg/l pour les eaux souterraines. Pour les pesticides, le seuil limite est de 2 μg/l par substance individuelle et 5 μg/l pour le total des substances.

      Les Nitrates

      Deux situations sont à considérer :

      • Les eaux superficielles pour lesquelles les concentrations subissent des variations saisonnières se caractérisant par des pics hivernaux ;
      • Les eaux souterraines : celles-ci sont soit captives (Cénomanien par exemple) et dans ce cas à l’abri des pollutions, soit libres et dans ce cas soumises aux infiltrations directes et aux pollutions diffuses de surface : Turonien à l’Est du département, sable du pliocène à l’Ouest.

      En ce qui concerne les évolutions observées, on peut tirer les enseignements suivants :

      • Pour les eaux superficielles, les pics hivernaux ont été en constante augmentation entre 1980 et 1990.
      • A partir de cette date jusqu’en 2000 une tendance inverse a été observée. Au cours des dix dernières années, on observe enfin une certaine stabilité dans l’évolution avec toutefois des variations entre certaines années en lien avec les conditions météorologiques. Néanmoins, les pics observés sont plus faibles qu’auparavant avec par exemple pour le Loir, aucun dépassement des 50 mg/l depuis 2014 et pour l’Oudon, des dépassements ponctuels février 2017, décembre 2018 et février 2019 jusqu’à 56 mg/l.
      • Pour les eaux souterraines, les ressources contaminées (Turonien, sable du pliocène)  le sont durablement et les teneurs restent à un niveau élevé. On constate des évolutions à la hausse sur certains captages classés prioritaires (Vritz les Thuyas et Neuillé Rue Noire

      Les Pesticides

      Les teneurs en pesticides observées dans les ressources en eau permettent de tirer les enseignements suivants :

      • Les eaux de surface utilisées pour la production d’eau potable sont contaminées de manière chronique.
      • Les eaux souterraines libres, c’est-à-dire non protégées par des écrans argileux, sont également vulnérables. C’est le cas notamment des sables du pliocène à Vritz-Candé par exemple.
      • La détection de métabolites de pesticides (métolachlore, alachlore) depuis 2016 montrent une contamination générale des ressources. Seuls quelques captages préservés ne sont pas touchés.

      Eaux de surface

      Les plus fortes pollutions concernent les rivières : l’Oudon, la Sarthe et le Loir avec les teneurs les plus élevées concernant l'AMPA (1,42 µg/l dans la Mayenne) et l’ESA métolachlore (0,92 µg/l dans le Loir). Certaines molécules interdites d’utilisation depuis plusieurs années sont encore détectées ou leurs produits de dégradation (métabolites de l’atrazine, chlortoluron, métobromuron) notamment dans la Sarthe. On peut noter que les pics en métaldéhyde qui avaient été retrouvés les années précédentes (2012-2015) ne se sont pas renouvelés ces 3 dernières années. La Loire, la Moine et la Sèvre Nantaise semblent moins touchées avec un maximum de 3 molécules dépassant les 0,10 µg/l et les valeurs retrouvées en métabolites sont moins importantes.

      Eaux des alluvions de Loire

      Les teneurs observées sur les captages des alluvions de Loire confirment la vulnérabilité de cette ressource avec des molécules qui transitent dans le sable notamment les métabolites de pesticides très solubles. Tous les captages présentent des teneurs supérieures à 0,10 µg/l sauf Montsoreau. Néanmoins, les valeurs dans les alluvions sont globalement moins élevées que dans les cours d’eau (inférieurs à 0,30 µg/l)

      Eaux souterraines

      Des ressources qui semblaient protégées présentent des teneurs en métabolites assez élevées (Noyant avec 0,11 µg/l, Baugé avec 0,43 µg/l) et pour certaines accompagnées de bentazone (St Philbert du Peuple et St Martin de la Place).

      Certains captages restent en-dessous des limites de détection pour les pesticides : Vernantes (Bois de Buton et Montaubans), Parçay-les-Pins, Montsoreau (Cénomanien), Jarzé, Seiches (Pont Herbault), Chazé-Henry (Mines de fer), La Breille les Pins, Mouliherne.

      Traitement de l’eau

      Les eaux distribuées dans le département de Maine-et-Loire font l’objet d’un traitement avant distribution et ce, quelle que soit l’origine de l’eau.

      Le code de la santé publique précise la typologie des procédés mis en œuvre :

      • A1 : Les traitements physiques simples suivis d’une désinfection.
      • A2 : Les traitements physiques-chimiques suivis d’une désinfection : on retrouve dans cette catégorie les traitements de déferrisation-démanganisation, décarbonatation et neutralisation. Les prélèvements dans le cénomanien à l’Est du département dans le socle et dans les sables du pliocène à l’Ouest du département sont concernés par ce type de traitement.
      • A3 : Les traitements complets : physiques, chimiques poussés suivi d’affinage et d’une désinfection : On retrouve dans cette catégorie les eaux de surface (rivière, fleuve, plans d’eau) mais également l’eau des alluvions de Loire. C’est cette catégorie d’usine qui nécessite les investissements les plus lourds compte tenu de la dégradation des ressources (pesticides, matière organique) et des exigences sanitaires accrues. L’affinage se fait en général sur un étage de charbon actif. La nouvelle problématique des métabolites de pesticides, molécules très solubles et difficilement adsorbables a montré les limites de ces traitements et peut nécessiter des ajustements ou des compléments de traitement pour éliminer ces résidus.

      Distribution de l’eau

      L’eau prélevée doit être distribuée vers de multiples consommateurs. Ainsi, des structures ont été mises en place pour gérer la production et la distribution et ainsi garantir l’accès à l’eau potable pour tous.
      Le département de Maine-et-Loire est divisé en 8 structures administratives compétentes en matière de distribution ou de production d’eau potable.

      • 1 structure est une commune indépendante (Ingrandes-Le Fresne-sur-Loire),
      • 2 structures sont des syndicats (dont 1 syndicat de production, SIDAEP Mauges Gâtine),
      • 1 structure est une communauté de communes (Baugeois Vallée),
      • 3 structures sont des communautés d’agglomération (Mauges Communauté, Saumur Val de Loire et Agglomération du Choletais),
      • 1 structure est une communauté urbaine (Angers Loire Métropole).

      Qualité des eaux distribuées

      Leur qualité et les obligations qui incombent aux collectivités responsables de la distribution sont définies par l’article L 1321.4 du code de la santé publique. L’Agence Régionale de Santé est chargée de mettre en œuvre le contrôle sanitaire des eaux distribuées sur l’ensemble du territoire.

      Bactériologie

      La situation est très satisfaisante dans le département. En 2018, aucun dépassement de la limite de qualité n’a été relevé. Sur quelques réseaux des dépassements des références de qualité ont été observés mais ces situations étaient passagères et de faible importance.

      Pesticides

      Les dépassements des limites de qualité mettent en cause plusieurs molécules de métabolites :

      • métolachlore ESA
      • métolachlore OXA
      • alachlore ESA.

      Nitrates

      Aucun dépassement de la valeur limite réglementaire de 50 mg/l n’a été observé en 2018 en moyenne et en maximale (maximum observé 41 mg/l sur Vritz-Candé). Les valeurs moyennes sont toutes inférieures 40 mg/l et la plupart des unités de distribution distribue une eau inférieure au seuil de 25 mg/l. Les usines produisant

      Qui est en charge de la distribution de l'eau dans votre commune ?