Génie végétal : la solution innovante et durable du Département pour l’entretien des rivières

Utiliser des plantes plutôt que du béton pour limiter l’érosion sur les bords de la rivière, c’est l’idée mise en place par le Département de Maine-et-Loire depuis 2018. Reportage à Grez-Neuville, sur les bords de la Mayenne.

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    À Grez-Neuville, la pente des deux côtés du canal sur la Mayenne se détériorait avec les années et laissait apparaître des trous. Pour lutter contre l’érosion, le Département a mené en 2018 des travaux d’entretien sur cette rivière dont il a la responsabilité.

    Mais pour la première fois, le Département a choisi de mener ces travaux non pas avec du béton ou des roches, mais en ayant recours à des végétaux. Une technique innovante, dite de « génie végétal », qui présente non seulement l’intérêt d’être plus écologique mais est également moins chère et plus durable que les techniques classiques de génie civil.

    Le Département est propriétaire et gestionnaire de plus de 250 km de cours d’eau dans le Maine-et-Loire

    Le processus consiste à implanter le long de la pente du canal, différents types de végétaux (fibre de coco, plantations de saules) qui en poussant et en prenant racine dans le sol vont permettre de limiter l’érosion de la rivière.

    Quatre techniques de génie végétal mobilisées :

    • Les boudins de coco pré-végétalisés : Fixés sur la pente par des pieux pré-végétalisés en hélophytes, positionnés en quinconce.
    • L’ensemencement sur géonatte coco : Installation sur toute une moitié du projet (75 mètres), ensemencée avec des espèces respectant la zone naturelle et le site d’implantation (herbacées et légumineuses).
    • L’ensemencement sur terre ameublie : Ensemencement de 240m² de talus sur 75 mètres, sur les parties supérieures au lit de plançons, avec des espèces adaptées respectant la zone naturelle et le site d’implantation (herbacées et légumineuses).
    • Le lit de plançons de saules : Plantation d’une plate-bande d’une rangée d’hélophytes en motte en retrait immédiat du boudin de coco, sur 75 mètres. Puis, en arrière de cette plate-bande, mise en place des plançons de saules.

    Le Département de Maine-et-Loire suit actuellement le développement des techniques mises en place.

    En 2021, lors de la prochaine campagne « d’écourue », la baisse du niveau de la rivière permettra de constater concrètement si ces aménagements ont réellement réussi à empêcher l’érosion de la rivière. Le Département pourra également constater laquelle des quatre techniques envisagées est la plus adaptée au milieu. Il pourra alors envisager nouveaux aménagements sur des sites similaires.

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